Chaque année, à peu près aux mêmes semaines, la même question revient : pourquoi y a-t-il soudain tellement plus de cheveux dans la bonde de la douche et sur l'oreiller, alors que rien d'autre n'a changé dans la routine. Pour la plupart des gens, la réponse n'a rien à voir avec un nouveau shampooing ou un mois stressant. Elle tient au calendrier, et plus précisément à ce qui s'est passé au niveau des follicules environ trois mois plus tôt.

Le cycle de croissance du cheveu, en bref

Chaque cheveu traverse des phases : une phase de croissance active qui dure des années, une courte phase de transition, puis une phase de repos d'environ trois mois avant que la mèche ne se détache et qu'une nouvelle commence à pousser à sa place. À tout moment, environ dix pour cent des cheveux du cuir chevelu se trouvent dans cette phase de repos, ce qui est parfaitement normal et invisible au quotidien. La chute saisonnière survient quand un nombre plus important de follicules que d'habitude entre dans cette phase de repos en même temps, si bien que, trois mois plus tard, un lot nettement plus important de cheveux tombe ensemble.

Pourquoi l'automne en particulier

Plusieurs petites études sur la chute saisonnière pointent l'exposition au soleil estival comme déclencheur : l'exposition accrue aux UV et à la chaleur pendant l'été semble pousser une plus grande proportion de follicules vers la phase de repos, et comme cette phase dure environ douze semaines, la chute qui en résulte apparaît en début ou milieu d'automne. Ce schéma a été observé dans différentes populations, même si le mécanisme exact reste débattu, et il faut noter que certaines personnes remarquent aussi une seconde vague plus légère au printemps. Aucune des deux vagues ne signifie que les cheveux s'affinent de façon permanente.

Distinguer une chute saisonnière d'un vrai problème

Ce qui caractérise la chute saisonnière, c'est qu'elle est temporaire et diffuse sur tout le cuir chevelu, se résorbant généralement d'elle-même en six à douze semaines sans changement de routine. Elle mérite d'être examinée de plus près quand la chute accrue se prolonge bien au-delà de trois mois, quand elle se concentre sur une zone précise comme le sommet du crâne ou la racine plutôt que d'être répartie uniformément, ou quand elle s'accompagne d'un amincissement visible du cuir chevelu lui-même plutôt que de simples cheveux tombés en plus grand nombre. Ces schémas orientent vers des causes comme une carence en fer, un dérèglement thyroïdien, ou une prédisposition génétique à l'amincissement, qu'un médecin peut vérifier par une simple prise de sang.

Compter plutôt que deviner

Perdre cinquante à cent cheveux par jour reste dans la norme même en dehors des pics saisonniers, et pendant une chute saisonnière, ce chiffre peut à peu près doubler pendant quelques semaines. Plutôt que de réagir à une touffe impressionnante sur l'oreiller, un test plus fiable consiste à prendre une petite mèche de cheveux, à y passer les doigts une fois, puis à compter ce qui reste dans la main. Plus de cinq ou six cheveux à chaque passage, répété plusieurs jours de suite, est un signal plus utile qu'un matin isolé et spectaculaire.

Ce qui aide réellement pendant une chute saisonnière

Il n'existe aucun moyen d'arrêter le cycle lui-même, puisqu'il s'agit d'un processus biologique normal, mais quelques habitudes soutiennent le cuir chevelu pendant cette période.

  • Manipulation douce : réduire les coiffures serrées et le séchage brutal à la serviette pendant les semaines de chute limite la casse qui s'ajouterait à la perte naturelle.
  • Massage du cuir chevelu : quelques minutes de massage avec une huile légère comme l'huile d'argan, quelques fois par semaine, soutiennent la circulation sans prétendre arrêter la chute.
  • Alimentation équilibrée : un apport suffisant en protéines et en fer soutient les follicules qui entrent dans leur prochaine phase de croissance, sans pour autant raccourcir la chute en cours.
  • Patience avec la repousse : de petits cheveux fins qui apparaissent le long de la racine quelques semaines après une chute annoncent généralement le nouveau cycle de croissance, pas un problème distinct.

Quand une chute plus importante est accueillie par plus de produits plutôt que par de la patience, le cuir chevelu finit souvent plus fatigué par un lavage excessif ou un coiffage lourd que par la chute elle-même. Assil Ouargane fabrique des soins capillaires naturels marocains, dont une huile d'argan adaptée à une routine douce du cuir chevelu, pour des marques qui veulent proposer des produits honnêtes et bien conçus ; un devis en marque blanche est disponible via le site.