Vous commandez dix mille flacons et en recevez neuf mille sept cents, ou dix mille deux cents. Le litige commence : qui supporte l'écart, et facture-t-on la quantité commandée ou livrée ? En fabrication, la quantité réelle ne correspond jamais exactement au bon de commande ; la règle de tolérance doit donc être écrite avant la production, pas après. Voici les causes de l'écart, comment rédiger le pourcentage et la méthode de calcul, et comment gérer les expéditions partielles sans compliquer douane et paiement.

Pourquoi la quantité livrée diffère-t-elle ?

  • Pertes de remplissage : de l'huile reste dans les conduites, pompes et cuve.
  • Flacons rejetés : défauts de verre, de bouchon ou d'étiquette écartés au contrôle.
  • Taille du lot : il peut être plus pertinent pour l'usine de terminer un lot complet.
  • Conditionnement en cartons : la quantité peut être arrondie au carton complet.
  • Unité de mesure : commande au kilo, au litre ou à l'unité ; voir notre guide de calcul des quantités.

Quel pourcentage est raisonnable ?

Il n'existe pas de taux universel ; tout chiffre présenté comme norme doit être vérifié. Le pourcentage se négocie selon la taille de la commande, le type de flacon et la complexité du remplissage et de l'impression. Les petites commandes sont plus sensibles aux pertes fixes. Demandez à l'usine d'indiquer le taux par écrit dans le devis plutôt que de le supposer.

Clauses à inscrire dans le bon de commande

ClauseÀ préciser
TolérancePourcentage en plus et en moins, identique ou non
Base de calculUnités vendables, poids ou volume, avant ou après contrôle
FacturationQuantité commandée ou réellement livrée
ExcédentDroit de refus et prix applicable
Manquant hors toléranceComplément, avoir ou annulation
Matières restantesPropriété des étiquettes et étuis excédentaires

L'essentiel : facturer la quantité effectivement livrée dans la tolérance convenue, et la consigner dans la liste de colisage.

Effet sur vos calculs

Si votre plan repose sur un nombre précis (précommandes, lancement), calculez le minimum acceptable plutôt que la quantité demandée : le stock tiendra-t-il jusqu'à la commande suivante ? Ne confondez pas tolérance et minimum de commande : le second est la plus petite quantité que l'usine produit, la première la marge d'écart autour de la quantité convenue. Voir aussi notre méthode de travail.

Expéditions partielles : intérêt et coût

On les demande pour étaler la réception, parce qu'une partie est prête avant l'autre, ou faute de place. Mais elles coûtent :

Règles pratiques

  1. Fixez par écrit le nombre d'envois, les dates et les quantités avant la production.
  2. Exigez facture et liste de colisage distinctes, avec numéros de lot.
  3. Définissez qui paie le stockage du solde et pour combien de temps.
  4. Prévoyez les retards des envois suivants et les mêmes exigences qualité.
  5. Contrôlez chaque envoi comme une commande à part.
  6. Calculez le coût rendu unitaire de chaque scénario avant de décider.

Questions fréquentes

Puis-je refuser l'excédent ?

Cela dépend du bon de commande. Précisez si vous acceptez l'excédent dans la tolérance, à quel prix, et si vous pouvez refuser le surplus.

Dois-je payer la quantité commandée ou livrée ?

Le plus clair : la quantité réellement livrée, au prix unitaire convenu, documentée dans la liste de colisage.

La tolérance remplace-t-elle le minimum de commande ?

Non : ce sont deux notions distinctes.

Le pourcentage varie-t-il selon la taille ?

Souvent oui, car les pertes fixes pèsent davantage sur les petites commandes. Demandez le taux adapté à votre volume.

Écrivez les chiffres avant la production

Une clause claire sur la tolérance, la base de calcul et le calendrier d'envois prend quelques minutes et évite des semaines d'échanges. Indiquez-nous votre quantité cible et votre préférence (un envoi ou plusieurs). Demandez un devis ou contactez-nous.